Nucléaire: l’UE approuve les garanties de la Belgique à Engie et EDF

La Commission européenne a validé vendredi la garantie financière apportée par la Belgique à Engie-Electrabel et EDF Belgique en échange de leur engagement à investir 1,3 milliards d’euros afin de prolonger l’exploitation de trois réacteurs nucléaires.

En 2014 et en 2015, la Belgique avait conclu deux accords avec ces entreprises pour prolonger de 10 ans l’exploitation des réacteurs Doel 1 et Doel 2 –détenus par Engie-Electrabel, filiale belge d’Engie– et de Tihange –co-détenu par Engie-Electrabel et EDF Belgique.

En guise de garantie, les deux entreprises recevraient « une compensation financière si la Belgique décidait de fermer les réacteurs avant la fin de la période de dix ans, modifiait le niveau de la taxe nucléaire due par les propriétaires ou changeait d’autres paramètres économiques de ces accords », rappelle la Commission dans son communiqué. Bien que cette garantie procure effectivement « un avantage économique à Engie-Electrabel et à EDF », la Belgique a démontré que ces « mesures évitaient toute distorsion injustifiée du marché énergétique belge », poursuit l’exécutif européen, gardien de la concurrence dans l’UE.

Principal acteur sur les marchés belges de l’électricité, Engie-Electrabel sera en effet tenu de « vendre chaque année un volume équivalent à la part de la production annuelle de Tihange 1, Doel 1 et Doel 2 qui lui revient », ce qui garantira « la liquidité sur les marchés belges de l’électricité ».

Les centrales nucléaires belges, régulièrement victimes d’arrêts inopinés et autres incidents, suscitent l’inquiétude en Belgique, mais aussi en l’Allemagne, aux Pays-Bas et au Luxembourg.

La Belgique prévoit une sortie progressive du nucléaire, qui doit s’étaler jusqu’en 2025.