Le karaté, un art, un sport, une philosophie

Dossier: Alexeji Nickels

A l’occasion des championnats d’Europe en karaté, Le Jeudi avait la possibilité de plonger dans le monde des karatékas.
Qui dit karaté pense souvent à Bruce Lee ou encore au film Karate Kid. Le karaté s’est développé au fil des années en une discipline sportive reconnue mondialement et se trouve actuellement en route pour les Jeux olympiques.
De nombreuses personnalités espèrent l’introduire à l’occasion des JO à Tokyo en 2020, dans la capitale du pays natal de cet art martial qui réunit l’autodéfense, le combat, le conditionnement physique et le développement spirituel.
Un art, un sport ou une philosophie? Le karaté qui peut être traduit littéralement par «main vide», regroupe en effet les trois. Son histoire est riche et fascinante. Notons par exemple l’interdiction de cette discipline en 1409 par le roi Sho Hashi sur l’île d’Okinawa par crainte de révoltes.
Or, cette anecdote semble éloignée, désormais le karaté, considéré comme mouvement spirituel, a été interdit entre 1983 et 1989 en Union Soviétique. «Nous avons tout de même continué à s’entraîner», rigole Yashar Bashirov karatéka à cette époque et membre de l’ancienne équipe soviétique.
A l’entrée du grand parc d’exposition de Montpellier, le monde mythique a disparu. Aucun gourou bouddhiste ne semble avoir fait le déplacement pour ces championnats d’Europe, aucun membre de la Yakuza ne peut être repéré. Des sportifs portant fièrement leurs survêtements dans les couleurs de leurs nations sont en train de s’échauffer, de se promener en écoutant leur musique préférée ou encouragent leurs compatriotes en plein combat font l’image. Autour du tatami se trouvent des entraîneurs énervés, des arbitres concentrés et un public intéressé. En effet, le karaté est devenu un sport comme tous les autres.

Lisez dans ce dossier ce que nous avons appris à Montpellier, lors des Championnats d’Europe de Karaté 2016.