France/Baisse de fréquentation finalement moins grave que redouté pour le carnaval de Nice

Le carnaval de Nice, organisé sept mois après l’attentat commis sur la Promenade des Anglais au prix d’un effort de sécurité sans précédent, s’est achevé sur une baisse de fréquentation moins dramatique que redouté, d’environ 10%, a-t-on appris auprès de la mairie lundi.

« On est aux alentours d’une baisse de 10% des entrées payantes », a précisé à l’AFP Rudy Salles, l’adjoint au Tourisme de la ville, confirmant une information de France Bleu Azur, et soulignant en outre qu’il y avait eu plus de parades organisées en 2016. « C’est vraiment un bon résultat, on s’attendait à des choses plus alarmantes.

La fête a eu lieu, elle a été belle et tout le monde attendait ça pour qu’après le 14 juillet (jour où a été commis l’attentat sur la Promenade des Anglais, ndlr), on retrouve l’esprit de la fête. C’était très important qu’on retrouve ce climat en ville », a-t-il dit. Selon la mairie qui doit dévoiler jeudi le thème du prochain carnaval, qui fêtait « l’Energie » cette année, la fréquentation est allée crescendo. Les gradins et promenoirs, partiellement vides le premier jour, étaient combles pour la dernière bataille de fleurs et l’incinération du roi Carnaval. « Il n’y avait plus un billet à vendre et énormément d’enfants samedi soir ce qui voulait dire qu’on changeait d’ambiance et que les gens retrouvaient confiance », a indiqué M. Salles, alors que beaucoup de Niçois interrogés par l’AFP ont assuré avoir eu des appréhensions et renoncé à participer cette année. Premier grand rassemblement depuis la tragédie du 14 juillet qui avait fait 86 morts, le carnaval de Nice dont les images font le tour du monde chaque année, s’est déroulé pour la première fois derrière des palissades. L’entrée était payante et sécurisée par 36 portiques de sécurité, une fouille individuelle ainsi que des renforts de sécurité patrouillant dans toute la ville.

La tradition du carnaval de Nice, perpétuée depuis la fin du XIXe siècle pour distraire les riches hivernants et faire tourner l’hôtellerie locale, est une vitrine touristique assurant le rayonnement de la ville à l’étranger. Cette année, son folklore va s’exporter en Chine en mai, dans la ville jumelle de Nice, Xiamen, qui découvrira ses grosses têtes et ses chars géants illuminés. Le plus haut mesurait 15 mètres cette année. En 2016, peu après les attentats de Paris et Saint-Denis, la fréquentation avait progressé, à 240.000 entrées payantes sur un total de 600.000 visiteurs pendant la quinzaine du carnaval.

afp